abète - Cardiovasculaire

17 Septembre 2014

Sanofi réalise le premier observatoire national sur l’auto-surveillance glycémique en France

- Les résultats de l’observatoire décrivent les pratiques actuelles d’ASG des patients diabétiques de type 1 et 2 -

 

Sanofi réalise le premier observatoire national sur l’auto-surveillance glycémique en France
- Les résultats de l’observatoire décrivent les pratiques actuelles d’ASG des patients diabétiques de type 1 et 2 -

Paris, France, le 17 septembre 2014 – Sanofi annonce aujourd’hui les premiers résultats d’une étude observationnelle d’envergure nationale menée en France pour décrire les pratiques quotidiennes d’auto-surveillance glycémique (ASG) chez des patients diabétiques de type 1 et 2. Les nouvelles données issues de cet observatoire devraient permettre de mieux comprendre et de mieux cibler les pistes d’améliorations de l’ASG.

Cette étude avait pour objectif principal d’évaluer la fréquence de réalisation de l’ASG selon le type de traitement suivi par les patients au regard des bonnes pratiques de l’ASG recommandées par la Haute Autorité de Santé (HAS)1. Les objectifs secondaires de l’étude étaient de décrire le parcours du patient avec son lecteur de glycémie. A ce titre, les points évalués étaient notamment la qualité de la pratique de l’ASG, le niveau de connaissance par le patient de ses objectifs glycémiques

(HbA1c et glycémie a jeun) et sa capacité à interpréter seul ses résultats d’ASG.

Cet observatoire nous montre qu’il existe de manière générale une observance médiocre en matière d’ASG, en particulier chez les patients qui en ont le plus besoin, et une connaissance très inégale des patients de leurs objectifs glycémiques et de la manière d’interpréter correctement leurs résultats de glycémie capillaire », a déclaré le Pr Bruno Guerci, du CHU Brabois à Nancy. « Il est donc nécessaire que tous les acteurs de santé travaillent conjointement pour aider les patients dans l’appropriation de leurs résultats d’ASG ; cela implique le développement d’aides personnalisées à la prise de décision thérapeutique, que ce soit en termes d’évolution technique des outils que de soutien motivationnel et éducationnel des patients »

Nous savions que l’auto-surveillance glycémique représentait un poste de dépenses élevé pour l’assurance maladie, soit 330 millions d’euros par an environ pour le seul régime général métropolitain2. Au regard de ces dépenses, cet observatoire nous montre que l’ASG est encore pratiquée de manière sous-optimale en France », a déclaré le Dr Bruno Detournay, économiste de la santé et Directeur de Cemka-Eval. « D’où l’intérêt de disposer de nouvelles données de vie réelle permettant de réfléchir à des solutions qui pourraient rendre l’ASG plus qualitative et plus efficiente, dans l’intérêt des patients. »

La mesure de la glycémie capillaire est primordiale dans la prise en charge du diabète, que ce soit en termes de fréquence, de qualité de la mesure mais aussi d’interprétation des données par les patients. Dans ce contexte, il est important de développer des outils qui puissent aider les patients diabétiques à améliorer leur prise en charge », a déclaré Agnès Magnen, Directeur des Opérations Diabète, Sanofi France. « Sanofi travaille pour que des solutions adaptées aux besoins des patients et des professionnels de santé puissent être apportées. »

Au total, 604 patients ont été recrutés dans 238 officines de ville en métropole et en outremer. Les patients inclus dans l’étude étaient tous adultes, diabétiques traités par insuline, sulfamides ou glinides et pratiquaient l’ASG.

Les résultats complets de l’étude seront présentés dans le cadre du prochain congrès de la Société

Francophone du Diabète (SFD), en mars 2015.

Les premiers résultats de l’Observatoire

L’Observatoire a permis de constater qu’en termes de fréquence d’ASG, environ 30 % des patients diabétiques de type 1 (Groupe 1) respectaient les critères de fréquence de la HAS, qui recommandent au moins 4 ASG/jour. Contre 60 % des patients DT2 sous insuline basale réalisant au moins 2 injections.

En matière de qualité de l’ASG, alors que la quasi-totalité des patients déclarent avoir eu une explication sur les modalités de pratique de l’ASG, rares sont les patients qui respectent à 100% les règles de réalisation de la mesure glycémique : seuls 2 patients sont parfaitement respectueux des critères définis pour une bonne pratique de l’ASG.

En matière de connaissance des objectifs glycémiques, entre 47 % et 70% des patients déclarent connaître leur objectif d’HbA1c. Le groupe des patients diabétiques de type 1 étant celui qui a la meilleure connaissance de ses objectifs glycémiques.

Plus de 70% des patients ont reçu des explications sur la façon d’interpréter les résultats du lecteur. Cependant, l’interprétation des résultats s’avère parfois compliquée et les patients éprouvent des difficultés à adapter leur traitement selon les résultats (13,2% à 44,7% attendent de voir leur médecin pour cela).

En termes de vécu de l’ASG, les patients ressentent peu d’appréhension de la piqûre. Bien que les patients déclarent majoritairement réaliser leur ASG sans soucis devant les membres de leur famille, ils sont plus gênés de le faire devant leurs amis et surtout devant leurs collègues.