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8 Juin 2016

Sanofi et Ksilink collaborent dans la maladie de Parkinson

 

Sanofi et Ksilink collaborent dans la maladie de Parkinson

– L’objectif de cette collaboration de recherche est d’accélérer la découverte de nouveaux traitements pour les patients souffrant de la maladie de Parkinson –

– Dans ce projet, Life & Brain GmbH va apporter à Ksilink ses dernières technologies en matière de cellules souches –

Strasbourg, France – Le 8 juin  2016 – Sanofi et Ksilink annoncent aujourd’hui avoir conclu un accord de collaboration de recherche visant à accélérer la découverte de futurs traitements capables de répondre aux besoins médicaux non satisfaits des patients souffrant de la maladie de Parkinson.

Ksilink va visualiser de manière directe les effets thérapeutiques potentiels de molécules, en utilisant des modèles provenant de cellules souches de patients, combinés avec une  technologie de criblage de médicaments basée sur l’imagerie et agnostique concernant la cible. Cette méthode augmente la probabilité de succès d’identifier des composés innovants capables de modifier le processus neurodégénératif dans la maladie de Parkinson.

Sanofi va utiliser cette collaboration avec le centre franco-allemand Ksilink pour renforcer la validation, sur un plan translationnel[1], de ses projets visant à modifier le cours de la maladie de Parkinson. En plus de fournir un accès à sa chimiothèque, Sanofi va apporter sa large expertise et son savoir-faire pour identifier de nouvelles séries chimiques et des cibles thérapeutiques qui pourraient être utilisées pour développer des thérapies innovantes  dans le traitement de la maladie de Parkinson.

“Nous sommes très heureux de collaborer à ce projet de grande valeur. Avec l’expertise des équipes de Sanofi à Strasbourg, nous pouvons combiner efficacement nos capacités translationnelles et nos connaissances, pour le bénéfice des patients atteints de la maladie de Parkinson”, indique Ulf Nehrbass, Directeur de Ksilink.

“Cette collaboration dans le domaine des maladies neurodégénératives illustre le fait que nous progressons ensemble avec Ksilink et que nous voulons accélérer la recherche pour proposer des médicaments innovants et potentiellement de rupture aux patients dont le  besoin médical non satisfait est croissant”, affirme Marc Bonnefoi, Vice-Président R&D France, Sanofi.

Life & Brain, partenaire clé de Ksilink, va apporter ses dernières technologies en matière de cellules souches permettant d’obtenir une modélisation de la maladie directement des patients. Les cellules souches pluripotentes induites (iPSC) de patients parkinsoniens sont différenciées en neurones dopaminergiques du mésencéphale, la principale cible de la perte neuronale dans la maladie de Parkinson. Conjointement aux technologies de criblage de Ksilink, il est attendu de cette approche une pertinence clinique et une prévisibilité plus élevées que celles des systèmes  impliquant des cellules animales ou des lignées cellulaires transformées auparavant disponibles.

“Nous sommes très enthousiastes à l’idée de pouvoir apporter nos technologies en matière de  cellules souches dans un mode de collaboration aussi exceptionnel, en vue d’accélérer le développement de médicaments”, a commenté Oliver Brüstle, Directeur de Life & Brain.

La maladie de Parkinson est un trouble neurologique progressif qui affecte 7 à 10 millions de personnes dans le monde. Le taux d’apparition de nouveaux cas diagnostiqués chaque année est prévu en augmentation dans les sociétés vieillissantes. En Europe plus de 2,4 millions de personnes en seront atteintes d’ici à 2030[1]. La maladie de Parkinson est associée à une série de coûts médicaux et sociétaux croissants. Alors que des médicaments ou des interventions chirurgicales sont capables de traiter certains symptômes, il n’existe pas de traitement de cette maladie neurologique. Le développement de thérapies capables de modifier l’évolution de la maladie et de ralentir ou stopper la progression du processus dégénératif reste un défi, du fait notamment de la physiopathologie complexe de la maladie et du manque de modèles translationnels appropriés.


  1. [1] E R Dorsey et al, ‘Projected number of people with Parkinson’s in the most populous nations, 2005 through 2030.’ Neurology (2007) Jan 30;68(5):384-6.
  2. [1] La recherche translationnelle a pour objectif de transformer les hypothèses et découvertes scientifiques fondamentales en applications concrètes afin de répondre aux besoins médicaux des patients.​


  1. [1] La recherche translationnelle a pour objectif de transformer les hypothèses et découvertes scientifiques fondamentales en applications concrètes afin de répondre aux besoins médicaux des patients.