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6 Septembre 2018

R&D : les découvertes d’aujourd’hui sont les clés de la santé de demain



Une population vieillissante, des maladies chroniques de plus en plus nombreuses, des épidémies… sont autant de défis de santé pour aujourd’hui et pour demain. Chaque année, Sanofi investit en France 2,5 milliards d’euros dans la Recherche et le Développement de solutions novatrices pour répondre aux besoins  des patients. En lien avec les meilleurs experts scientifiques, Sanofi déploie depuis plusieurs années de nombreux dispositifs de partenariats, parmi lesquels, les Sanofi iAwards Europe, un programme de partenariat académique européen, dont l’objectif est de déceler des projets de recherche très innovants.
 
Jacques Volckmann, responsable du Hub R&D France, a pour mission d’encadrer l’ensemble des activités R&D de Sanofi en France. Il décrypte les moyens mis en œuvre aujourd’hui pour soigner les patients demain.

 

R&D : les découvertes d’aujourd’hui sont les clés de la santé de demain


Une population vieillissante, des maladies chroniques de plus en plus nombreuses, des épidémies… sont autant de défis de santé pour aujourd’hui et pour demain. Chaque année, Sanofi investit en France 2,5 milliards d’euros dans la Recherche et le Développement de solutions novatrices pour répondre aux besoins  des patients. En lien avec les meilleurs experts scientifiques, Sanofi déploie depuis plusieurs années de nombreux dispositifs de partenariats, parmi lesquels, les Sanofi iAwards Europe, un programme de partenariat académique européen, dont l’objectif est de déceler des projets de recherche très innovants.
 
Jacques Volckmann, responsable du Hub R&D France, a pour mission d’encadrer l’ensemble des activités R&D de Sanofi en France. Il décrypte les moyens mis en œuvre aujourd’hui pour soigner les patients demain.

Le 29 juin dernier, les 19 projets lauréats des iAwards Europe 2018 ont été annoncés. En quoi consiste ce programme et quels sont ses objectifs ?

Jacques Volckmann. – C’est un programme unique en son genre. Il associe plusieurs instituts de recherche académique aux stades les plus précoces de la découverte de médicaments. Notre volonté est de préparer une éventuelle collaboration pluriannuelle de recherche pour les projets les plus prometteurs.

L’objectif du programme Sanofi iAwards est de promouvoir des découvertes scientifiques pouvant représenter une avancée significative pour les patients. Sanofi a lancé́ ce programme annuel en Europe pour trois ans. Au cours de cette période, ce sont 6 millions d’euros qui seront investis dans le financement de projets de recherche innovants avec des centres académiques en France et en Allemagne puis des centres d’autres pays européens.

Cette année, 19 projets académiques innovants ont été retenus (sur 190 dossiers soumis) dans 5 domaines thérapeutiques différents : oncologie / onco-immunologie,  neurosciences, immunologie, diabète & maladies cardiométaboliques et maladies cardiovasculaires.

2018 signe la première édition des Sanofi iAwards en France. Ce programme existe-t-il dans d’autres pays ?

JV. – Aux Etats-Unis, un programme similaire a été initié en 2015. Des dossiers ont été présentés par des instituts aussi renommés que Brigham and Women’s Hospital, Boston Children’s Hospital, University of California San Francisco, MD Anderson Cancer Center…

Ces trois dernières années, sur les 720 dossiers soumis, 69 ont été financés et accompagnés. Les résultats ont été très encourageants : 44 projets sont arrivés à terme. 8 sont aujourd’hui devenus des programmes de recherche à plus long terme de notre portefeuille et 2 ont donné lieu à des start-up.

Jacques Volckmann, responsable du Hub R&D France Sanofi, nous explique le dispositif des iAwards Europe
Jacques Volckmann, responsable du Hub R&D France Sanofi, nous explique le dispositif des iAwards Europe

Dix sur 69 peut paraître un ratio faible…

JV. – Il n’en est rien. Il faut savoir que la recherche est un travail où des chercheurs émettent une hypothèse puis elle est testée. Cela prend énormément de temps, de moyens humains et financiers. Il se peut qu’au bout du compte, l’hypothèse ne soit pas validée et qu’il faille réorienter ou abandonner le projet. C’est une des composantes de la recherche : les équipes avancent, s’arrêtent, repartent sur de nouvelles hypothèses. Et ce, à toutes les étapes du développement d’un nouveau médicament.

La métaphore la plus emblématique pour comprendre le processus est celle du chercheur d’or : il a beau avoir choisi le meilleur emplacement de la rivière, être en possession des meilleurs outils…, il n’est pas assuré de trouver de l’or. A travers le programme des Sanofi iAwards aux Etats-Unis, et désormais en France, nous accompagnons ces chercheurs d’or. Nos équipes de recherche et celles de nos partenaires aujourd’hui sont les chercheurs d’or du XXIe siècle ! Parmi les dix équipes prometteuses issues des Sanofi iAwards nord-américains, peut-être y aura-t-il des pépites… C’est ce que nous souhaitons et espérons.

Nous gardons toujours en ligne de mire, la « drugability », terme qui désigne le potentiel d’un projet de recherche à déboucher sur un médicament ou une molécule pour le bénéfice du patient. Le patient est toujours au cœur de nos dispositifs de R&D.

Pourquoi développer une stratégie de partenariats en R&D ?

JV. – À plusieurs, nous sommes plus forts ! Face aux enjeux actuels et futurs (maladies chroniques, épidémies…), la découverte de traitements efficaces est cruciale. Cela nécessite une collaboration plus étroite et plus précoce entre les entreprises pharmaceutiques et les instituts académiques pour trouver de nouvelles approches.

Ces efforts combinent les nouvelles connaissances des instituts académiques sur la biologie des maladies et les capacités de découverte et de développement des médicaments de Sanofi (la «drugability»).

C’est ce que l’on nomme l’innovation ouverte : des modes d’innovation fondés sur le partage, la collaboration. Le décloisonnement des équipes et des connaissances fait progresser la science sur les nouveaux enjeux de santé.

L’Inserm, l’Institut Curie, Gustave Roussy, l’Institut Pasteur, l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM), l’Institut Imagine sont des partenaires incontournables en France, de par leur expertise. Nos partenaires en Allemagne sont tout aussi prestigieux. Ils sont au nombre de six. Parmi eux : l’Institut de la santé à Berlin et le centre allemand du diabète, à Düsseldorf.

Plus concrètement, parmi les dossiers que vous recevez, comment choisissez-vous les projets que vous allez soutenir ?

JV. – Le premier critère est l’aire thérapeutique du projet présenté. Il est impératif qu’il s’inscrive dans un des domaines sur lequel nos équipes de recherche travaillent.

Viennent ensuite les critères d’innovation et de faisabilité. La recherche doit porter sur une hypothèse qui n’a encore jamais été testée. En outre, le travail des chercheurs doit pouvoir être évalué au bout d’un an, délai au terme duquel nous poursuivons la collaboration si le résultat est positif.