gagements

23 Mars 2015

« Prendre en charge le vécu émotionnel des patients diabétiques » : facteur clé pour un meilleur accompagnement, un engagement de Sanofi auprès des soignants

 

« Prendre en charge le vécu émotionnel des patients diabétiques » : facteur clé pour un meilleur accompagnement, un engagement de Sanofi auprès des soignants

Paris, France, le 23 mars 2015 – Pionnier dans la recherche de solutions pour lutter contre le diabète depuis plus de 90 ans, Sanofi a engagé une démarche auprès des professionnels de santé pour contribuer à une meilleure compréhension du ressenti des patients diabétiques. Initiés par le Professeur Grimaldi, diabétologue à la Pitié Salpetrière et avec le soutien d’un comité scientifique et de Sanofi Diabète, un programme de sensibilisation pour les équipes de soignants a été développé afin de déployer les techniques et outils de prise en charge du vécu émotionnel du patient diabétique. Ils seront présentés lors du congrès de la Société Francophone du Diabète le 25 mars à Bordeaux.

Une mise en perspective de la relation soigné-soignant

L’annonce du diagnostic d’une maladie chronique à un patient marque un bouleversement dans la vie de celui-ci et de ses proches et le commencement d’un travail d’acceptation : rien ne sera jamais plus comme avant. Pour les personnes atteintes du diabète, c’est le début d’une surveillance et d’un traitement à vie et la découverte pour beaucoup de l’univers médical. L’objectivation des patients et le manque de prise en compte de leur vécu émotionnel par les soignants peuvent amener les patients à moins bien accepter leur maladie, et à ne pas suivre leur traitement de manière optimale.

Le Professeur Grimaldi, observant cette dichotomie entre les attentes des patients et la croyance selon laquelle les professionnels devaient se couper de leur affect, a introduit en France le « théâtre du vécu », expérimenté à la Pitié-Salpêtrière à Paris. Il déclare : « Il est urgent de faire entrer les sciences humaines dans les études médicales, de permettre l’expression des émotions des professionnels et notamment des étudiants et de donner toute sa place, à côté de l’observation médicale du patient, à la médecine narrative. »

Pour Agnès Magnen, Directeur des opérations Diabète, Sanofi France : « Notre volonté est d’aider chaque personne atteinte de diabète à mieux gérer sa maladie au quotidien. A cet égard, nous avons la conviction que tenir compte du vécu émotionnel du patient l’aidera à être plus acteur dans la prise en charge de sa maladie et à mieux se soigner. »

Le théâtre du vécu, de l’art pour supporter la maladie

Créé il y a une dizaine d’année en Suisse, le théâtre du vécu pousse les patients à échanger avec leurs soignants ce qu’ils ressentent vis-à-vis de la maladie. Ils sont ainsi invités à écrire une page sur un évènement de vie important pour eux, qu’il soit lié ou non à la maladie. Le travail sera poursuivi deux jours plus tard quand des comédiens guidés par le patient jouant le rôle de metteur en scène (aidé par un metteur en scène professionnel) vont jouer le texte devant le groupe des patients et soignants. L’objectif ici est clair : libérer la parole, partager ses émotions et développer l’empathie des soignants. Le Pr Grimaldi a également développé des séances de lecture et d’écoute collectives de la « lettre à mon diabète » écrite par les patients. L’expression de l’émotion y est tout aussi intense mais sans la magie du théâtre et son jeu de miroir.

De la nécessaire sensibilisation du personnel médical

Fort de cette expérience et constatant les bienfaits de cette thérapie sur ses patients, le professeur Grimaldi a entrepris de créer un programme de sensibilisation en collaboration avec un comité scientifique et Sanofi Diabète, à destination des équipes de soignants pour déployer les techniques et outils de prise en charge du vécu émotionnel du patient diabétique.

Axés sur la sensibilisation des soignants sur cette problématique, les exercices de cet enseignement s’attachent à questionner les professionnels : « Et si j’étais lui ? » « Connaissons-nous nos malades ? » et terminent par la diffusion d’un film suivi d’un débat.