abète - Cardiovasculaire

6 Novembre 2014

Patients diabétiques sous insuline : 51% déclarent redouter la survenue d’une hypoglycémie

- Sanofi a lancé un observatoire national « en vraie vie » sur les pratiques des patients diabétiques de type 2 sous insuline basale -

 

Patients diabétiques sous insuline : 51% déclarent redouter la survenue d’une hypoglycémie
- Sanofi a lancé un observatoire national « en vraie vie » sur les pratiques des patients diabétiques de type 2 sous insuline basale -

Paris, France, le 6 novembre 2014 – Sanofi annonce aujourd’hui les premiers résultats d’une étude observationnelle d’envergure nationale, menée actuellement en France, afin de connaître l’utilisation par les patients diabétiques de type 2, dans la « vraie vie », de l’insuline basale.

Ces résultats préliminaires portent sur 500 patients diabétiques de type 2 sous insuline basale +/-associée aux antidiabétiques oraux et/ou agonistes des GLP-1 (sans insuline rapide).

L’observatoire se poursuit et les résultats finaux sont attendus pour mars 2015.

Les premiers résultats montrent des failles dans l’utilisation de l’insuline par les patients et des lacunes dans leur accompagnement.

La moitié des patients (51%) déclare redouter la survenue d’une hypoglycémie, et cette crainte conduirait 28% des patients à diminuer leur dose d’insuline.

Le niveau de connaissance des objectifs glycémiques est moyen : seuls 58 % des patients déclarent connaître leur objectif d’HbA1c1 fixé par leur médecin et le choix de cet objectif n’a été expliqué que pour 47 % d’entre eux.

De nombreuses données montrent qu’une importante marge de progression dans la qualité de la prise en charge des patients est possible : 29 % des patients déclarent ne pas avoir reçu d’éducation thérapeutique, ni de manière globale sur le diabète, ni spécifiquement vis-à-vis de l’insuline. D’où un faible niveau d’autonomisation des patients (autonomie complète chez seulement 36 %) et pour certains la nécessité d’un recours à une infirmière pour l’injection.

Les données rapportées montrent d’importantes lacunes en matière d’auto-surveillance glycémique (ASG)2. 38 % des patients ne sont pas complètement formés à l’ASG, c’est-à dire à la réaliser et à l’interpréter, alors que la bonne interprétation des résultats d’ASG permet la bonne titration de l’insuline (adaptation des doses). A noter à cet égard que la dose quotidienne d’insuline basale était inférieure à 40 unités chez 64 % des patients.

De manière générale, alors que 44% des patients interrogés perçoivent leur santé comme mauvaise ou très mauvaise, les deux tiers se disent pourtant satisfaits de leur vie actuelle. Leur vécu de l’insulinothérapie est globalement favorable, quoique l’annonce de la mise sous insuline ait été souvent très mal vécue.

« Ces dix dernières années, l’arrivée de nouvelles insulines basales, plus lentes et plus stables, a radicalement changé la vie des patients. Pourtant, il existe toujours une forte appréhension du passage à l’insuline et l’on sait que celle-ci est utilisée de manière sous optimale », déclare le Pr Serge Halimi, du CHU de Grenoble.

L’observatoire s’inscrit dans la cadre d’un programme global lancé par Sanofi en 2013 et destiné à améliorer l’utilisation de l’insuline basale.

La première étape de ce programme a déjà permis l’élaboration d’une Charte de bonne utilisation de l’insuline basale chez les diabétiques de type 2. Approche inédite en France, la Charte a été co-construite avec près de 500 diabétologues et en prenant en compte les avis et recommandations de patients. Cette Charte liste les 10 règles essentielles qu’un patient diabétique de type 2 et/ou son entourage devraient connaître et savoir appliquer pour une utilisation optimale de l’insuline basale.

L’observatoire, qui constitue la deuxième étape du programme, permet d’évaluer « en vraie vie » l’utilisation de l’insuline basale au regard des 10 items de la Charte ainsi que l’état de santé des patients, leur niveau d’autonomie et de satisfaction.

« Il nous a semblé déterminant d’impulser l’élaboration d’une Charte de bonne utilisation de l’insuline basale et d’évaluer cette charte dans la vraie vie, pour identifier les points où des améliorations concrètes peuvent être apportées afin d’aider les patients. » déclare Agnès Magnen, Directeur des Opérations Diabète, Sanofi France.

Les résultats complets de l’observatoire, qui seront présentés dans le cadre du prochain congrès de la Société Francophone du Diabète (SFD), en mars 2015, devraient permettre à Sanofi d’identifier des pistes d’amélioration de l’utilisation de l’insuline basale.