19 Juin 2018

Lutter contre toutes les formes de vulnérabilité en France, une action prioritaire pour les Français.



Lancement de la 1ère Edition de l’Observatoire des vulnérabilités en France – une étude CSA pour la Fondation Sanofi Espoir1

Les principaux enseignements :

¼ des Français se sent vulnérable, un sentiment lié à l’âge et au genre
Près de 2/3 des Français estiment qu’il y a une augmentation des personnes vulnérables depuis les dix dernières années
96% des Français souhaitent que la protection des personnes vulnérables soit une cause importante pour le gouvernement

 

Lutter contre toutes les formes de vulnérabilité en France, une action prioritaire pour les Français.


Lancement de la 1ère Edition de l’Observatoire des vulnérabilités en France – une étude CSA pour la Fondation Sanofi Espoir1

Les principaux enseignements :

¼ des Français se sent vulnérable, un sentiment lié à l’âge et au genre
Près de 2/3 des Français estiment qu’il y a une augmentation des personnes vulnérables depuis les dix dernières années
96% des Français souhaitent que la protection des personnes vulnérables soit une cause importante pour le gouvernement

Paris, le 19 juin 2018 – À l’occasion de l’organisation d’une grande journée portant sur les « vulnérabilités et le parcours de vie en France », la Fondation Sanofi Espoir a missionné l’institut de sondage CSA Research pour lancer un Observatoire des vulnérabilités en France, qui dresse pour la première fois l’état de l’opinion des Français et leurs représentations autour de cette problématique.

La vulnérabilité perçue par les Français : une problématique qui serait liée à l’âge et au genre, corrélée à la perception de la dépendance

En 2018, 24% des Français interrogés se définissent comme vulnérables. Les résultats de l’étude permettent de dessiner les contours d’une France des vulnérabilités qui touche avant tout les femmes (29% se déclarent vulnérables contre 19% des hommes) et les jeunes (38% des 18-24 ans se déclarent vulnérables contre 22% des personnes âgées de 65 ans et plus). En parallèle, 37% des Français considèrent que la fin de vie est le moment où la vulnérabilité est la plus grande, loin devant l’adolescence (18%) et l’enfance (11%) qui restent des moments de fragilité.

D’après les résultats de l’étude, il semblerait que les Français associent les vulnérabilités à la dépendance et citent essentiellement la pauvreté (20%), l’âge (14%), la maladie (14%), le handicap (13%) et l’isolement (12%) comme principales composantes des vulnérabilités.
On observe donc une inquiétude forte des Français concernant la vulnérabilité des personnes âgées, mais ce sentiment n’est pas partagé par les principaux intéressés.

En effet, les personnes âgées de 65 ans et plus se sentent en fait moins vulnérables que la moyenne des Français (22% vs 24%).

A contrario, si les jeunes sont considérés comme une population « plutôt » vulnérable par les Français (8e groupe social le plus vulnérable), le sentiment de vulnérabilité qui émane de cette population est beaucoup plus intense. Ainsi, 38% des jeunes âgés de 18 à 24 ans se définissent comme vulnérables contre 24% en moyenne chez les Français.

Julie Gaillot, co-directrice du Pôle Society : « La notion de vulnérabilité semble être étroitement liée dans l’esprit des Français à celle de dépendance, à laquelle ils associent les personnes âgées. Dans les faits, c’est bien l’âge qui joue sur ce sentiment de vulnérabilité, mais avec un effet inverse : les jeunes sont davantage touchés que les personnes âgées car ils se sentent menacés par une précarisation accrue. »

Les Français pessimistes et préoccupés par les situations de vulnérabilités, en appellent aux pouvoirs publics

Près des deux tiers des Français (65%) estiment ainsi qu’il y a davantage de personnes vulnérables en France par rapport à il y a 10 ans, un sentiment particulièrement fort auprès des 50 ans et plus (72%) et des personnes se disant à gauche politiquement (71%). Pour l’avenir, les Français ne sont guère plus optimistes : 59% estiment qu’il y aura davantage de personnes vulnérables dans 10 ans en France.

Focus
Les mineurs non accompagnés : un enjeu prioritaire pour les Français

Vulnérables parmi les vulnérables, les mineurs non accompagnés doivent constituer une cible d’action importante pour les pouvoirs publics pour 80% des Français. Ce sujet est même prioritaire pour 28% des personnes interrogées et notamment pour les femmes (31%), les jeunes (32%), les catégories les plus favorisées (34%).

Aujourd’hui, 96% des Français souhaitent que la protection des personnes vulnérables soit une cause importante pour le gouvernement dont 45% souhaitent que cela soit une priorité d’action.
Si les pouvoirs publics doivent se saisir pleinement de la question des vulnérabilités, les Français sont prêts à prendre leurs responsabilités au niveau individuel : plus d’un tiers des personnes interrogées considèrent que l’acteur le plus efficace pour protéger les personnes vulnérables c’est « chacun d’entre nous ». La sphère publique au sens large arrive en seconde position : l’Etat (23%), les associations (16%), les acteurs sociaux (12%) et les maires et les élus locaux (5%).

Un nécessaire décloisonnement de l’action envers les personnes vulnérables

Partant du constat d’une interconnexion des champs des vulnérabilités en France, la Fondation Sanofi Espoir réunit pour la première fois associations, ONG, pouvoirs publics, fondations d’entreprises et chercheurs autour de la thématique « Vulnérabilités et Parcours de Vie en France ». L’objet de cette journée est d’impulser un décloisonnement de l’action en faveur des personnes vulnérables pour que tous les acteurs de l’intérêt général trouvent des synergies et mutualisent leurs efforts.

Xavier Darcos, Président de la Fondation Sanofi Espoir déclare : « Il est urgent d’agir, en ayant une vue globale. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, au point que les Français, dans leur grande majorité, souhaitent désormais que la protection des personnes vulnérables devienne une cause essentielle dont se saisissent les décideurs politiques. Car cet enjeu souffre du cloisonnement entre les organismes concernés. Il y faut donc une vaste coordination politique. À problématique globale, réflexion commune : voici le chemin que nous voulons, ensemble, commencer à tracer. »