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21 Janvier 2015

Les adhérences post opératoires : un risque fréquent dont 6 Français sur 10 n’ont jamais entendu parler

 

Les adhérences post opératoires : un risque fréquent dont 6 Français sur 10 n’ont jamais entendu parler

Paris, France, le mercredi 21 janvier 2015 – Alors que les adhérences sont une conséquence très fréquente des interventions chirurgicales, et notamment de la chirurgie abdomino-pelvienne, un récent sondage met en évidence la méconnaissance des Français de leur existence. Et, pourtant, les adhérences peuvent être à l’origine de complications telles que des douleurs pelviennes chroniques, des occlusions intestinales ou une infertilité. Elles peuvent également générer des ré-opérations et des complications lors d’interventions chirurgicales ultérieures.

Les adhérences post-opératoires : un phénomène cicatriciel anormal et fréquent

Les adhérences post-opératoires sont des connexions fibreuses anormales reliant plusieurs tissus et organes normalement libres, qui se forment durant la cicatrisation post-opératoire. Ces connexions « relient de façon pathologique des organes qui étaient normalement libres lors de la cicatrisation et ne se résorberont pas toutes seules» précise le Docteur Sébastien Gaujoux, Service de Chirurgie Digestive, Hépato-biliaire et Endocrinienne, de l’Université Paris Descartes – Hôpital Cochin à Paris.

Seulement 2 Français sur 10 associent les adhérences à un acte chirurgical

Spontanément, les Français ne sont que 20%1 à associer la notion d’adhérences à celle d’un acte chirurgical. Une fois exposés à la définition de la pathologie, les Français sont 4 sur 101 à déclarer en avoir déjà entendu parler mais aussi 86%1 à ne pas se sentir concernés. Des chiffres qui font état d’un déficit d’information d’autant plus étonnant que, rappelle le Docteur Gaujoux, « les adhérences peuvent toucher tout le monde, sont très fréquentes et concernent notamment la quasi-totalité des interventions chirurgicales de la cavité abdominale». En effet, 60 à 90% des actes de chirurgie gynécologique et colorectale2,3 sont suivis de l’apparition d’adhérences.

Les adhérences peuvent avoir des conséquences graves, générer des ré-interventions et compliquer les nouvelles interventions

S’ils méconnaissent les adhérences avant définition, une fois renseignés, les Français sont 57% à identifier au moins l’une de ses possibles conséquences : les réadmissions pour intervention chirurgicale ou ré-intervention.

En effet, 1/3 des patients seront réadmis à l’hôpital4 pour des complications possiblement liées aux adhérences ou bénéficieront d’interventions pouvant être compliquées par des adhérences. Les adhérences sont mises en cause dans 65 à 75%3 des occlusions de l’intestin grêle, complication grave qui peut nécessiter une opération en urgence, 40% des douleurs pelviennes chroniques2 et dans 20 à 40% des cas d’infertilité secondaire2.

Au-delà de ces complications qui peuvent nécessiter une ré-opération du patient, les adhérences, même asymptomatiques, peuvent être une source de complications indirectes dans le cadre d’une nouvelle intervention chirurgicale. En effet, explique le Docteur Sébastien GAUJOUX, « dans le cadre d’une ré-intervention chez un patient qui présente des adhérences, leur présence peut être à l’origine de difficultés techniques susceptibles d’allonger la durée opératoire prévue initialement et être source de problèmes plus ou moins faciles à prendre en charge par le chirurgien et son équipe ». En effet, lors d’interventions où une destruction des adhérences est nécessaire, des lésions intestinales involontaires peuvent se produire dans 6% des cas5.

Les adhérences post opératoires : une prévention est possible

Si elles sont presque incontournables dans un processus naturel de cicatrisation, les adhérences peuvent possiblement être minimisées si on les prévient. « La cœlioscopie, qui permet de réaliser des interventions chirurgicales à ventre fermé et qui, sans les faire disparaître totalement, peut réduire la formation d’adhérences, et ce que l’on appelle les barrières anti-adhérentielles, qui peuvent être utilisées en chirurgie ouverte ou en coelioscopie, semblent être des moyens efficaces de prévention», explique le Docteur Gaujoux. « Les barrières anti-adhérentielles sont des produits que le chirurgien applique au terme de son intervention et qui peuvent empêcher les adhérences de se former au moment de la cicatrisation. Ces barrières disparaissent après le temps ordinairement nécessaire à la cicatrisation. » Pourtant, ces produits ne sont utilisés que dans 12% des actes chirurgicaux à risque d’adhérences6.

Pour en savoir plus : www.prevenirlesadherences.com