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20/09/2016

De grandes entreprises pharmaceutiques présentent leur feuille de route pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens

 

De grandes entreprises pharmaceutiques présentent leur feuille de route pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens

  • Une feuille de route exhaustive qui énonce les principaux engagements des entreprises pharmaceutiques pour endiguer la résistance aux antimicrobiens à l’horizon 2020
  • Une étape majeure qui s’inscrit dans le prolongement de la Déclaration signée par plus de 100 entreprises et associations professionnelles du secteur pharmaceutique lors du Forum économique mondial de Davos en janvier 2016

NEW YORK (New York), le 20 septembre 2016 – À la veille de la Réunion de haut niveau sur la résistance aux agents antimicrobiens convoquée par le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, 13 grandes entreprises biopharmaceutiques présentent aujourd’hui une nouvelle feuille de route qui énonce les quatre grands engagements auxquels elles souscrivent pour réduire la résistance aux antimicrobiens d’ici à 2020. Ces engagements s’inscrivent dans le prolongement des principes identifiés dans la Déclaration rédigée et signée par les représentants du secteur pharmaceutique à l’occasion du Forum économique mondial de Davos au début de l’année et sur lesquels ils sont convenus d’agir. Ils illustrent leur volonté de continuer de contribuer de manière proactive aux efforts déployés à l’échelle internationale pour combattre la résistance aux antimicrobiens. Cette collaboration sans précédent entre des acteurs du secteur pharmaceutique constitue une étape majeure dans la lutte engagée contre ce phénomène.

Lors de la présentation de leur feuille de route, les entreprises signataires ont clairement affiché leur volonté collective de combattre la redoutable menace que la résistance antimicrobienne fait peser sur notre société, nos économies et la population mondiale. Ensemble, elles s’engagent par conséquent à endiguer la progression de la résistance aux antimicrobiens, à améliorer l’accès à des antibiotiques, vaccins et outils diagnostiques de haute qualité, à investir dans la R&D et à collaborer avec les gouvernements et parties prenantes pour pérenniser ces investissements.

Ce groupe d’entreprises diversifiées s’engage en particulier :

  1. À réduire l’impact environnemental de la production d’antibiotiques et notamment à évaluer leurs chaînes de fabrication et d’approvisionnement et à collaborer avec diverses parties prenantes pour définir un cadre commun d’évaluation et de gestion des rejets d’antibiotiques.
  2. À faire en sorte que les antibiotiques ne soient utilisés que par les patients qui en ont besoin, reconnaissant que cela nécessite des efforts concertés de la part de nombreuses parties prenantes, notamment des initiatives d’éducation auprès des prescripteurs et des patients, l’examen des activités promotionnelles des entreprises, le partage des données de surveillance avec les organismes de santé publique et les professionnels de santé et la collaboration avec les parties prenantes pour réduire les achats non contrôlés d’antibiotiques.
  3. À améliorer l’accès aux antibiotiques et aux vaccins actuels et futurs à l’échelle mondiale, y compris en collaborant avec les parties prenantes pour renforcer les systèmes de santé mondiaux et résoudre les problèmes d’accès, en établissant de nouveaux modèles d’activité afin de trouver un juste équilibre entre les besoins en matière d’accès, le bon usage des antibiotiques, l’expansion de la couverture vaccinale et des retours sur investissement adéquats pour les entreprises, et à s’attacher à réduire la présence d’antibiotiques contrefaits ou dont la qualité est inférieure aux normes sur les marchés à risques élevés.
  4. À explorer de nouvelles opportunités de collaboration ouverte entre le secteur pharmaceutique et le secteur public pour relever les enjeux liés à la recherche et au développement de nouveaux antibiotiques, vaccins et outils diagnostiques et à reconnaître leur valeur pour la société.

Ces entreprises se déclarent à nouveau favorables à une approche multisectorielle exhaustive pour s’attaquer aux autres facteurs contribuant à la résistance aux antimicrobiens identifiés dans le Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens de l’Organisation mondiale de la Santé, dans le rapport de l’AMR Review (Examen de la résistance aux antimicrobiens), ainsi que dans la Stratégie et le Plan national d’action des États-Unis et la Résolution de la réunion de haut niveau sur la résistance aux agents antimicrobiens des Nations Unies, qui vient tout juste d’être publiée.

Aucun progrès ne pourra être réalisé sans les efforts concertés de l’ensemble des parties prenantes ; les entreprises signataires appellent donc les gouvernements à s’engager en faveur de la réduction de l’utilisation des antibiotiques à mauvais escient chez l’homme et l’animal, à améliorer la surveillance et les mesures de lutte contre les infections, à poursuivre les efforts de recherche et développement sur de nouveaux antibiotiques grâce à des incitations financières et réglementaires et enfin, à s’engager plus fermement à développer et adopter des outils diagnostiques de pointe pour combattre la surprescription d’antibiotiques aux patients.

Les entreprises se déclarent également favorables à la création d’un mécanisme de coordination de haut niveau pour encadrer les initiatives à l’échelle mondiale, mobiliser les
ressources nécessaires, fixer les objectifs et mesurer les progrès accomplis. Elles accueillent également avec satisfaction les engagements de même nature pris par d’autres parties
prenantes impliquées dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens.

Prière de cliquer ici pour consulter la feuille de route du secteur pharmaceutique.

SIGNATAIRES DE LA FEUILLE DE ROUTE

Allergan (NYSE: AGN)
AstraZeneca (NYSE: AZN)
Cipla (NSE: CIPLA)
DSM Sinochem Pharmaceuticals (Euronext: DSM)
F. Hoffman-La Roche Ltd., Suisse (VTX: ROG)
GSK (NYSE: GSK)
Johnson & Johnson (NYSE: JNJ)
Merck & Co., Inc., Kenilworth, New Jersey, États-Unis (NYSE: MRK)
Novartis (NYSE: NVS)
Pfizer (NYSE: PFE)
Sanofi (EURONEXT:SAN, NYSE: SNY)
Shionogi & Co., Ltd. (TYO: 4507)
Wockhardt (NSE: WOCKPHARMA)

DÉCLARATIONS À PROPOS DE LA FEUILLE DE ROUTE

Dr Marc Sprenger, Directeur du Secrétariat de la Résistance aux antimicrobiens de l’Organisation mondiale de la Santé :

« Je me félicite des engagements pris par les entreprises pharmaceutiques et du soutien qu’elles entendent apporter au Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux
antimicrobiens. Les mesures pour atténuer l’impact environnemental de la production d’antibiotiques, renforcer la gouvernance et réduire les ventes d’antibiotiques sans ordonnance
et sur Internet seront particulièrement bénéfiques. J’encourage vivement la collaboration entre le secteur pharmaceutique et les gouvernements, car ce n’est qu’ensemble que nous pourrons véritablement vaincre la résistance aux antimicrobiens. »

Son Excellence Juan José Gómez Camacho, Représentant permanent du Mexique auprès de l’Organisation des Nations Unies, nommé facilitateur et rapporteur de la
Réunion de haut niveau sur la résistance aux agents antimicrobiens par le Président de l’Assemblée générale :

« Demain, l’Assemblée générale des Nations Unies va reconnaître que la résistance antimicrobienne est une menace planétaire qui doit faire l’objet d’une mobilisation internationale
et nécessite la collaboration de tous les États. Nous allons aussi reconnaître que la résistance aux agents antimicrobiens est une menace multisectorielle complexe qui requiert des efforts concertés, non seulement de la part des gouvernements, mais aussi de celle de différentes parties prenantes. Dans ce contexte, j’accueille avec un immense plaisir cette nouvelle initiative et les engagements audacieux auxquels les entreprises pharmaceutiques ont souscrit pour s’attaquer à ce problème. »

Carlos Moedas, Commissaire européen à la recherche, à la science et à l’innovation :

« Je salue la volonté des grandes entreprises pharmaceutiques de contribuer à la lutte mondiale contre les infections résistantes aux médicaments. Dans le cadre de l’Initiative pour
des médicaments innovants, la Commission européenne et la Fédération européenne des entreprises et associations pharmaceutiques ont créé en 2012 le plus grand partenariat public privé du monde à cet effet (« New Drugs for Bad Bugs », littéralement « Nouveaux médicaments contre méchants microbes »), lequel commence à porter fruit. Nous nous
engageons à renforcer notre partenariat avec les entreprises pharmaceutiques, petites et grandes. »

Lord Jim O’Neill, Président, AMR Review (Examen de la résistance aux antimicrobiens) :

« J’applaudis sans réserve l’engagement que viennent de prendre les grandes entreprises pharmaceutiques en faveur de la lutte contre les infections résistantes aux médicaments dans le monde. Seule une collaboration efficace entre gouvernements, ONG et secteur privé nous permettra de relever ce défi. La feuille de route annoncée à New York cette semaine montre qu’un nombre croissant d’entreprises pharmaceutiques prend ce problème très au sérieux – je les félicite du leadership dont elles font preuve. Il faut à présent qu’un plus grand nombre d’entreprises pharmaceutiques et d’autres secteurs d’activité se rallient à leur exemple. »

Mark Pearson, Directeur Adjoint, Direction de l’Emploi, du travail et des affaires sociales, OCDE :

« Il s’agit d’une excellente initiative pour s’attaquer à un problème urgent. Les entreprises pharmaceutiques ont raison de vouloir lutter contre le mauvais usage des antibiotiques, tout en veillant à en garantir l’accès à ceux qui en ont besoin. Je suis impatient de discuter avec elles des mesures à mettre en œuvre pour réaliser ces objectifs. »

Jeremy Farrar, Directeur du Wellcome Trust :

« L’émergence d’infections résistantes aux médicaments est le problème de santé le plus préoccupant de notre époque. La réunion de l’Assemblée générale des Nations Unies doit
marquer un tournant – pour sensibiliser l’opinion, mobiliser les forces politiques et prendre des mesures rapides et cohérentes afin de pouvoir lutter contre les infections résistantes aux médicaments. L’utilisation plus raisonnée des antimicrobiens est une première étape importante pour endiguer l’augmentation des infections pharmacorésistantes. En tant que fabricants et distributeurs de ces médicaments, les entreprises pharmaceutiques ont un rôle essentiel à jouer pour lutter contre ce phénomène. Leur engagement à cet égard est particulièrement bienvenu et j’espère que cela les aidera à lutter contre la surutilisation des antimicrobiens, tout en veillant à ce que
ceux qui en ont besoin puissent continuer d’y avoir accès. »