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10 Octobre 2014

1 français sur 2 souffre actuellement d’une douleur

selon l’enquête « les Français et la douleur » réalisée par CSA pour Sanofi

 

1 français sur 2 souffre actuellement d’une douleur
selon l’enquête « les Français et la douleur » réalisée par CSA pour Sanofi

Paris, France, le 10 octobre 2014. Le soulagement de la douleur est aujourd’hui considéré comme un droit fondamental de toute personne : c’est une priorité de santé publique1. A l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre la douleur parrainée par l’OMS, Sanofi a voulu comprendre et évaluer l’impact de la douleur sur le quotidien des Français. Une grande enquête2 auprès de 2000 personnes a été menée pour Sanofi par l’institut CSA, avec le regard du Professeur Serrie, Chef du Service Médecine de la douleur – Médecine palliative, Hôpital Lariboisière, Paris.

Combien sont- ils à souffrir aujourd’hui en France ? Quels sont les maux les plus répandus ? Comment ces douleurs influent-elles sur la vie de tous les jours et sur le moral ? Cette enquête apporte un nouvel éclairage sur ces questions.

LES FRANÇAIS ONT MAL

92% des Français interrogés ont souffert d’une douleur de courte durée ou persistante au cours des 12 derniers mois, et parmi eux, 52% souffraient encore au moment de l’enquête. Ces chiffres sont révélateurs et témoignent d’une douleur qui fait partie du quotidien des Français.

Cette enquête révèle que les Français ont éprouvé de nombreuses douleurs au cours de l’année : les personnes interrogées les évaluent à 4,2 en moyenne ! En tête de liste, le mal de dos** (67%) et le mal de tête (62%) font le plus souffrir les Français.

Selon les personnes interrogées, elles se sont déclenchées suite notamment à une mauvaise posture, un stress, une maladie, un accident…

« Ces chiffres de 92% et 52% peuvent paraître élevés, mais ils englobent les douleurs de courte durée (douleurs aiguës) et les douleurs persistantes (douleurs chroniques). » commente le Pr Alain Serrie.

DES MAUX DE LONGUE DATE ET PARFOIS INTENSES

Parmi les personnes ayant déclaré souffrir au moment de l’enquête, 68% ressentent ces douleurs depuis plus d’un an. Cette proportion augmente avec l’âge, puisque ce taux atteint 79% chez la population la plus âgée de cette enquête (50-60 ans).

Quelles sont ces douleurs récurrentes ? Dans le top 3, on retrouve les douleurs articulaires, les douleurs menstruelles et les migraines.

De plus, parmi les personnes ayant souffert dans l’année, 61% ont eu au moins une douleur de forte intensité3.

« Au travers de ces résultats, il ne faut pas oublier le vieillissement de la population. En effet, l’espérance de vie s’allongeant au fil du temps, il y aura davantage de maux comme l’arthrose et les douleurs neuropathiques dans les années à venir » commente le Pr Alain Serrie.

« Ce qu’il faut préciser, c’est que très souvent les douleurs de forte intensité sont des douleurs aiguës pour lesquelles un traitement médicamenteux est la plupart du temps suffisant. En revanche, les douleurs chroniques nécessitent une prise en charge plus globale : physique, psychologique et médicamenteuse» souligne le Pr Alain Serrie.

LES ATTITUDES FACE À LA DOULEUR

L’étude a évalué les comportements des Français face à leur douleur. Pour une même personne, plusieurs attitudes différentes ont été décrites, probablement en relation avec le type et l’intensité de la douleur. Elles sont principalement : consulter un professionnel de santé, attendre que la douleur passe d’elle-même, prendre un médicament de sa propre initiative.

Ces comportements varient en fonction des générations : les 18- 24 ans ont tendance à attendre que la douleur passe d’elle-même, alors que les 50-60 ans sont les plus enclins à aller consulter.

«Ces attitudes sont dues aux différents types de douleurs ressenties : en effet les plus jeunes, ayant le plus souvent des douleurs aiguës, consultent moins et préfèrent attendre que ces douleurs s’estompent d’elles-mêmes. A contrario, les sujets plus âgés, présentent plus de douleurs chroniques et ont davantage recours à une consultation.» déclare le Pr Alain Serrie.

LES CONSÉQUENCES DE LA DOULEUR SUR LE QUOTIDIEN

La douleur n’est pas un tabou : 83% des personnes interrogées 4 parlent de leurs douleurs à leur entourage. Leurs témoignages dévoilent l’étendue des effets de la douleur sur la vie de tous les jours et ce, d’autant plus que la douleur est persistante. En effet, lorsqu’ils souffrent, cela se ressent sur le moral (36% pour les douleurs de courte durée – 56% pour les douleurs persistantes), la vie sociale et les loisirs (30% – 54%), les capacités de travail (25% – 42%), et la vie familiale (24% – 41%).

Pour 6 personnes sur 10, le soulagement de la douleur a impacté positivement leur qualité de vie.

« Ces chiffres confirment les répercussions socio-économiques de la douleur notamment sur le travail. L’impact est également notable sur l’individu lui-même et sur la cellule familiale. » commente le Pr Alain Serrie.

FOCUS SUR… LE MAL DE DOS

C’est la douleur ressentie par le plus grand nombre de Français (67%), et malgré tout l’une des moins bien soulagées. 31% des personnes interrogées ont déclaré que leur mal de dos était peu ou pas soulagé. Pour 70% des personnes concernées, c’est une douleur qui dure depuis plus d’un an, et la plupart semble résignée face à ce mal récurrent : 64% attendent que la douleur s’estompe d’elle-même.

« Tout d’abord, quand la douleur persiste dans le temps, la consultation auprès de son médecin me semble incontournable, afin d’avoir un diagnostic et une prise en charge adaptée. De plus, j’ajouterais qu’il ne faut pas avoir peur du mouvement ! Il faut bouger et surtout ne pas rester allongé », déclare le Pr Alain Serrie.

« Cette enquête confirme l’importance d’une prise en charge adaptée au type de douleur. D’une part, la douleur aiguë qui est un signal d’alarme de nombreuses pathologies et dont le traitement de la cause va traiter la douleur. D’autre part, la douleur chronique qui ne se traite pas uniquement par la prise d’un médicament. En effet, la prise en compte de ses répercussions sur la vie psycho-affective, familiale ou encore socio-professionnelle reste une priorité. L’amélioration de la qualité de vie des patients passe aussi par une approche thérapeutique globale prenant en compte tous ces aspects en complément des médicaments. » conclut le Pr Alain Serrie.